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Il était une fois Perseneige

Les Dames du lac

15 Juillet 2016, 11:10am

Publié par Perseneige

Les Dames du lac

Les Dames du lac

1983

de

Marion Zimmer Bradley

 

 

 

 

 

Résumé :

 

La légende du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde n'avait, depuis longtemps, inspiré un roman d'une telle envergure. Merlin l'Enchanteur, Arthur et son épée fabuleuse, Lancelot du lac et ses vaillants compagnons, tous sont présents, mais ce sont ici les femmes qui tiennent les premiers rôles : Viviane, la Darne du Lac, Ygerne, duchesse de Cornouailles et mère d'Arthur, son épouse Guenièvre, Morgane la fée, sœur et amante du grand roi... Cette épopée envoûtante relate la lutte sans merci de deux mondes inconciliables : celui des druides et des anciennes croyances et celui de la nouvelle religion chrétienne qui supplante peu à peu les rites ancestraux de la Grande-Bretagne avant qu'elle ne devienne l'Angleterre. Le début du " Cycle d'Avalon ", le chef d'œuvre de M. Zimmer Bradley qui a enchanté des millions de lecteurs dans le monde.

 

Mon avis :

 

J'entends parler de ce roman depuis des années ! On me le recommande encore et encore ! Parce que oui, le cycle arthurien, c'est un peu ma passion (avec les vampires) (j'attends le jour où on liera les deux ).

Je connais Marion Zimmer Bradley depuis, presque toujours. Petite, ma maman avait acheté La Princesse au dragon, un de ses romans pour 'enfant', et ce livre était un de mes favoris. J'ai donc grandi en attendant le jour où je me plongerai dans sa réécriture du mythe arthurien.

Et...Comment dire, Les Dames du Lac est une bonne réécriture, mais elle ne m'a pas conquise...

Je pense avoir trop lu sur le roi Arthur et ses chevaliers, je suis très critique quand je lis, ou vois, une nouvelle adaptation.

Dans les Dames du Lac, la parole est donnée aux femmes qui ont fait la légende arthurienne. Ygerne, Morgane, Vivianne, Guenièvre, elles nous offrent toutes leur point de vue. Même si, la protagoniste reste Morgane La Fée. Ces personnages féminins ne m'ont pas convaincue, surtout Guénièvre, la pauvre est reléguée au rang de fanatique catholique, qui souhaite à tout prix qu'Arthur renie la religion d'Avalon. Avalon, où Morgane et Vivianne sont des prêtresses de la grande Déesse.

Je n'ai pas compris l'arbre généalogique que nous propose Marion Zimmer Bradley. Vivianne est la sœur d'Ygerne, donc la tante de Morgane, Lancelot (qui s'appelle en réalité Galaad dans cette version) est son cousin, et Merlin est le père d'Ygerne. Vous suivez toujours ?

Mais je reconnais que c'est une bonne adaptation, bien pensée, et qui nous emporte dans les brumes d'Avalon.

Le problème est que dans mon roman (oui le fameux roman écrit après mon semestre dans l'enfer parisien), j'offre moi-même une adaptation du mythe arthurien, et mon idée n'est pas du tout celle de Marion Zimmer Bradley. Ce qui est normale, mais ce qui fait qu'à chaque page je me disais « Ah mais non, non, non, lui il est pas comme ça. Elle, elle n'est pas censée être là ! ». Je n'ai pas réussi à laisser mon esprit (trop) critique de côté.

Je me suis aussi compte, durant cette lecture, qu'il y avait deux team : les pro-Morgane, et les pro-Guenièvre. Plus jeune (quand j'avais décidé de ne plus m'habiller que de noir et de n'écouter que du Within Temptation), j'étais Team Morgane, la rejetée, la 'sorcière', celle qui est la cause de la chute d'Arthur. Puis, en grandissant, mes propres expériences m'ont rattachées à Guenièvre, cette reine pieuse prise entre deux feux : la passion (Lancelot) et la raison (Arthur). Ici, je n'ai apprécié, ni l'une, ni l'autre. Je trouve qu'on perd tout ce qui fait de ces personnages, des femmes de légendes. Elles deviennent simplement les emblèmes de deux religions différentes. Morgane prêtresse d'un monde en déclin, et Guenièvre enracinée dans celui à venir.

Vous l'aurez compris, c'est donc une véritable lecture en demi-teinte pour moi de ce premier tome du Cycle d'Avalon... Je ne sais pas si je lirai la suite un jour. Et j'en suis terriblement déçue, parce que j'avais envie d'y croire.

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